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Le monde doit arrêter la traite des êtres humains et soutenir les victimes, selon António Guterres

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New York, Etats-unis, 23 novembre (Infosplusgabon) - De hauts responsables des Nations unies, dont le Secrétaire général et le chef du bureau de lutte contre la criminalité de l'Organisation, ont informé le Conseil de sécurité mardi, que la Communauté internationale avait la responsabilité collective d'empêcher les criminels et les terroristes de s'acharner sur les populations vulnérables et les migrants.

 

"Leur brutalité est sans limite: l'exploitation sexuelle, le travail forcé, le prélèvement d'organes et l'esclavage sont les outils de leur commerce", a déclaré le Secrétaire général António Guterres, aux côtés de Yuri Federov, chef du bureau des Nations unies contre la drogue et le crime connectés par vidéo-conférence.

 

"Nous devons agir d'urgence pour protéger les droits de l'homme et la dignité des populations migrantes, traduire les responsables en justice et augmenter l'aide humanitaire", a-t-il ajouté.

 

Notant en particulier les horribles images de migrants africains vendus comme "biens" en Libye, M. Guterres a également souligné la nécessité d'aider les autorités libyennes à renforcer leur propre capacité pour protéger et fournir l'aide nécessaire aux hommes, aux femmes et aux enfants vulnérables.

 

Dans le même temps, il a souligné le besoin urgent de créer plus de possibilités de migration régulière pour rétablir l'intégrité du régime de protection des réfugiés et augmenter le nombre de réfugiés réinstallés dans les pays développés, a indiqué le communiqué.

 

"Nous devons également faire plus pour soutenir les victimes et les survivants de la traite", a déclaré M. Guterres, soulignant qu'ils devraient être traités comme des victimes d'actes criminels et non détenus, poursuivis ou punis pour des activités illicites qu'ils ont été contraints de commettre dans le seul but de survivre.

 

Toujours dans son exposé, le chef de l'ONU a rappelé les mesures prises par le Conseil de sécurité - l'organe du système des Nations unies chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales - notamment par des résolutions visant à lutter contre le flux financier des trafiquants.

 

Il a également déclaré qu'avec la Déclaration politique sur la mise en œuvre du Plan d'action mondiale adopté par l'Assemblée générale en septembre dernier, la Communauté mondiale a établi un cadre d'action ancré dans le droit international.

 

"La coopération, l'entraide judiciaire et l'échange d'informations sont les piliers de nos activités", a-t-il ajouté, appelant à une intensification des efforts des Etats membres et du système des Nations unies et à l'utilisation de tous les outils disponibles pour combattre la traite.

 

Parallèlement à l'action menée sur ces fronts, il a souligné la nécessité de lutter contre la pauvreté et l'exclusion, conformément à l'agenda de développement durable à l'horizon 2030.

 

"L'engagement de la Communauté internationale est testé", a déclaré M. Guterres, appelant à manifester "sa détermination à mettre fin à la traite des êtres humains, à aider ses nombreuses victimes et à demander des comptes aux responsables de leurs crimes".

 

Egalement, lors de la réunion de mardi, Yuri Fedotov, le directeur exécutif de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, a exhorté la Communauté internationale à un partenariat mondial contre la traite des êtres humains.

 

"L'horreur collectif à [la situation en Libye] sert un objectif important : il peut accélérer le rythme de nos actions", a-t-il déclaré.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/AEF/ GABON 2017

 

 

 

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