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Burundi : 75.000 dollars de contribution du personnel de l’éducation à la caisse des élections

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Bujumbura, Burundi, 23  février (Infosplusgabon)  - La ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Janvière Ndirahisha, a versé à la Banque centrale, vendredi, une contribution "volontaire" du personnel à la caisse des élections générales de 2020 d’un peu plus de 132 millions de francs burundais, soit l’équivalent de 75.000 dollars américains, «pour soutenir la démocratie et l’indépendance nationale», a-t-elle déclaré, en substance, à la sortie.

 

Un recensement des candidats électeurs au référendum constitutionnel de mai prochain et aux élections générales de 2020 a pris fin, le 17 février dernier, sur un bilan d’un peu plus de 5 millions d’inscrits, soit un taux de participation de 112,02% par rapport aux prévisions, selon les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Déo Guide Rurema, a également versé à la Banque centrale, le même jour, les contributions de son personnel, pour un montant de 31 millions de francs burundais, soit l’équivalent d’un peu plus de 19.000 dollars américains.

 

La contribution du méga-ministère de l’éducation est la plus grosse depuis l’appel du chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, en juillet dernier, à l’autofinancement des prochaines élections, montrant l’exemple peu de temps après, par une cotisation «familiale» de 5 millions de francs burundais (2.850 dollars).

 

Le Président burundais avait estimé que le fonds propre des futures élections était un symbole de l’autonomie financière du Burundi vis-à-vis des pays donateurs et un moyen de recouvrer l’indépendance politique nationale, dans l’unité.

 

Les précédentes élections controversées et émaillées de violences de 2015 avaient été boudées par les partenaires techniques et financiers traditionnels du Burundi.

 

Le 11 décembre dernier, le ministre de l’intérieur, Pascal Barandagiye, et son homologue des finances, Domitien Ndihokubwayo, ont signé une ordonnance conjointe portant modalités de collecte de la contribution volontaire de la population à un fonds public destiné à financer les élections de 2020.

 

Depuis, plusieurs ministres, des cadres de l’Etat et des organisations de la société civile ont publiquement cotisé au fonds des élections.

 

A côté des contributions volontaires, "les salariés, les étudiants et les chômeurs sont tenus de verser un certain montant, compris entre l’équivalent en dollars américains de 50 centimes et un mois de salaire par an, jusqu'à fin 2019", s’en est fait échos le dernier rapport des Nations Unies sur la situation au Burundi.

 

La cotisation des fonctionnaires est prélevée à la source et ceux qui ne peuvent pas cotiser sont tenus de présenter une justification écrite, lit-on dans le même rapport onusien qui a déchaîné des passions à Bujumbura pour son caractère «politiquement orienté» sur un pays «souverain et libre d'entreprendre des réformes comme partout ailleurs, dans le monde».

 

Le rapport rappelle, en outre, que des organisations de la société civile locale indépendante et des opposants politiques se sont inscrits en faux contre la campagne «forcée» de collecte des fonds auprès de la population, "dans l'un des pays les plus pauvres au monde".

 

Face à l’impasse politique et à la situation humanitaire préoccupante, aux yeux des Nations Unies, il est plutôt "crucial" que toutes les parties, et "plus particulièrement le gouvernement", s’engagent en faveur du processus de dialogue, mené sous les auspices de la Communauté d’Afrique de l’Est et "parviennent à un accord avant les élections qui se tiendront en 2020».

 

Le 19ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’Est devaient se pencher, vendredi à Kampala, en Ouganda, sur un rapport du médiateur de la sous-région dans la crise au Burundi, l’ancien président de la Tanzanie, Benjamin William M’Kapa que des rumeurs à Bujumbura, via les réseaux sociaux, disaient "démissionnaire" faute de résultats, avant un démenti de ses services de communication.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/MOP/GABON 2018

 

 

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