La communauté internationale ne va pas dicter sa loi aux Togolais, selon Jean-Pierre Fabre

Imprimer

LOME, Togo,  6 octobre (Infosplusgabon) - Le chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, s’est élevé contre la Communauté internationale qui veut dicter sa loi aux Togolais, à l’issue de la marche de ce jeudi pour réclamer le retour à la constitution de 1992, a-t-on  constaté  sur  place.

 

« Nous, c’est nous. L’extérieur ne vas pas nous dicter sa loi », a vociféré Jean-Pierre Fabre, commentant un communiqué conjoint de la CEDEAO, de l’Ua et du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (Unowas) appelant le gouvernement togolais à « fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle ».

 

Pour le leader de l’Anc, « ce que les Togolais exigent, ce n’est pas l’organisation d’un référendum, mais le retour à la constitution de 1992 avec les conséquences qui en découlent, c’est-à-dire le départ de Faure Gnassingbé ».

 

Aussi, s’insurge-t-il contre la CEDEAO qui, selon lui, est une institution « habituée des faits accomplis et aux forfaitures ».

 

« La CEDEAO, on s’en fout ! Elle ne va pas nous dicter des ordres. C’est aux Togolais de décider de leur sort », a-t-il martelé, rappelant au passage « l’intervention calamiteuse » de cette institution dans la crise au Burkina Faso ayant conduit au départ de Blaise Compaoré.

 

Quant à l’Union africaine, « on lui demande de connaître à fond le dossier togolais avant de se prononcer », a souligné Fabre.

 

Mercredi, la CEDEAO, l’Ua et l’Unowas ont rendu public un communiqué conjoint qui invite les acteurs politiques au référendum et à la retenue.

 

Un appel qui a suscité le courroux des manifestants ce jeudi, qui ont érigé des barricades, chassé des marchés les commerçants et obligé des boutiquiers à fermer.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/OIT/GABON 2017

 

© Copyright Infosplusgabon