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Le Premier ministre français plaide pour «une nouvelle Afrique»

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TUNIS, Tunisie, 5 octobre (Infosplusgabon) -  La Conférence intitulée « Rencontres Africa 2017 » qui s’est ouverte, jeudi à Tunis, a «valeur de l’exemple, un bel exemple de vision d’ensemble de l’Afrique» ; c’est en ces termes que le Premier ministre français, Edouard Philipe, s’est adressé aux centaines d’opérateurs économiques tunisiens, français et africains et autres responsables politiques réunis pour la circonstance, dans la banlieue de Gammarth, au nord de Tunis.

 

«Vous êtes, au fond, cette réalité, cette vision, cette réalité d’ensemble d’hommes et de femmes qui travaillent, construisent, bâtissent une nouvelle Afrique", leur a-t-il dit.

Selon les organisateurs, l'événement rassemble quelque 650 acteurs économiques africains, français et locaux évoluant dans divers domaines qui échangeront pendant deux jours, lors de séminaires et ateliers thématiques, les opportunités de coopération dans les domaines de l’aviation, de l'automobile, de l'économie numérique, des nouvelles technologies de la communication, de la santé, de la formation, du développement agricole, du développement durable et de la logistique.

 

Le dirigeant français a noté que les pays africains et singulièrement méditerranéens, affrontent les mêmes défis :

 

- le défi sécuritaire qui nous endeuille tous, nous concerne tous. Il nous rassemble tous face à un ennemi commun (le terrorisme);

- le défi démographique auquel sont confrontés de nombreux pays africains, qui peut-être une chance s’il est anticipé, s’il est maîtrisé, mais qui peut aussi se traduire par des déséquilibres;

- les défis liés aux mouvements migratoires, dont certains sont massifs, et aux risques de déstabilisation que ceux-ci entraînent, « presque mécaniquement ».

 

« Face à ces défis, la réponse est celle du développement économique. Ce n’est sans doute pas la seule. Mais elle est un préalable, un prérequis, car, sans développement économique, sans croissance, sans emploi, sans débouché, il ne reste que l’exil, le déracinement », a-t-il estimé.

 

« Tout en servant vos intérêts personnels, vous servez la paix et la prospérité et vous rendez un très grand service à la Tunisie, à la France, à l’Afrique et au monde », a lancé le Premier français à l’adresse des opérateurs présents.

 

Se voulant pragmatique, il a dit sa préférence aux projets plutôt qu’aux concepts, aux  réalisations concrètes plutôt qu’aux idées générales. "Soyons efficaces. Créons des emplois, créons de la richesse locale. Nous créerons un avenir. Nous créerons de l’espoir », a-t-il plaidé.

 

Selon lui, le lien entre le développement économique et la stabilité politique prend tout son sens en Tunisie, qui est une terre où la démocratie s’enracine. C’est pourquoi le choix de la Tunisie comme étape des « Rencontres Africa » 2017, s’imposait, a-t-il dit.

 

« Il n’y a pas de développement économique et social sans sécurité et sans stabilité », a-t-il affirmé en saluant le redressement enregistré par l’économie tunisienne et sa « joie de voir la Tunisie revisiter sa dimension africaine ».

 

De son côté, le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed s’est félicité d’inaugurer les « Rencontres Africa » qui se tiennent simultanément cette année, dans trois capitales africaines : Abidjan, Nairobi et Tunis.

 

A ses yeux, ces assises « témoignent de notre volonté commune de consolider davantage nos liens à un moment où le monde a besoin, plus que jamais, de plus de solidarité, de plus d’engagement pour la promotion de la paix, du développement et de la prospérité ».

 

Il a fait remarquer que la tenue des « Rencontres Africa 2017 » s’inscrit dans le droit fil de la stratégie du gouvernement tunisien ayant comme priorité le renforcement de la coopération avec l’Afrique et la France, son premier partenaire économique et commercial.

 

Le chef du gouvernement tunisien a noté que la Tunisie avait élaboré, dans ce contexte, « une vision édificatrice d’un partenariat privilégié avec les pays africains dans des domaines qui représentent les piliers, mais aussi les défis du XXIème siècle, à savoir : la santé, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, le tourisme, l’habitat, l’infrastructure, les nouvelles technologies et, évidemment, l’agriculture ».

 

Il a rappelé que cette année, la Tunisie avait ouvert, à cet effet, deux nouvelles représentations diplomatiques à Nairobi et à Ouagadougou et qu’elle est désormais devenue membre observateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), tout en négociant une adhésion au Marché commun de l’Afrique orientale (Comesa).

 

Il a justifié cette orientation de la politique africaine par des facteurs objectifs : outre l’appartenance de la Tunisie au continent, l’Afrique connaît une croissance soutenue en dépit des défis de tout genre et qui abritera, en 2050, le quart de l’humanité. Le XXIème siècle sera celui de l’Afrique », a-t-il dit.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/AEE/GABON 2017

 

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