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Tchad : Le président tchadien accuse la France de l’avoir forcé à se maintenir au pouvoir

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LIBREVILLE, 27  juin  (Infosplusgabon) -  Le président du Tchad, Idriss Deby Itno, a révélé, dans une interview diffusée dimanche dans les médias français, que la France l'a forcé pour modifier la Constitution de son pays et se maintenir au pouvoir, bien qu’il ne voulait plus se représenter.

 

 

«J’aurais souhaité m’arrêter en 2006 après mon second mandat. J’aurais alors cédé le pouvoir. Mais la guerre a éclaté. Des mercenaires ont attaqué N’Djamena. Et alors que je ne le voulais pas, la France est intervenue pour changer la Constitution», a déclaré le président tchadien à l’équipe de journalistes de TV5, RFI et le journal "Le Monde".

Idriss Déby prend le pouvoir au Tchad en décembre 1990 après avoir chassé Hissène Habré avant d’être élu président de la République en 1996 pour son premier mandat puis en mai 2001 pour un second et dernier mandat selon les dispositions de la Constitution tchadienne d'alors.

En 2006, grâce à sa majorité parlementaire au sein de l'Assemblée nationale, Idriss Déby Itno fait sauter le verrou de la limitation des mandats fixés à deux, ce qui lui permet d’être reconduit à la tête du Tchad en 2006, 2011 et en 2016 lors des élections qui sont souvent contestées par l’opposition.

« Il y a un constitutionnaliste dont je ne connais même pas le nom qui est venu ici. J’ai dit que je ne voulais pas changer la Constitution mais ils sont passés par leurs arcanes et ont changé la Constitution », a-t-il ajouté.

Interrogé pour préciser si c’est Paris qui lui a forcé la main pour rester au pouvoir, le président Idriss Déby a répondu: « En tant que soldat, j'avais donné ma parole de quitter le pouvoir en 2006 mais deux choses sont intervenues: la guerre et la France».

Après 27 ans de pouvoir et cinq mandats plus tard, le chef de l’Etat tchadien a estimé devant les journalistes que la longévité au pouvoir n’est pas une bonne chose, tout en expliquant pourquoi il se maintient toujours au pouvoir.

«  La longévité dans ces fonctions n’est pas une bonne chose mais il ne faut pas non plus laisser le pays dans un désordre. Entre deux maux, il faut choisir le moindre. (…) Le jour où le peuple tchadien me dira de partir, je partirai », a affirmé le chef de l’Etat tchadien.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/NBV/GABON 2017

 

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