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Le Bureau des droits de l'Homme des Nations Unies s'alarme de la recrudescence de la violence dans l'Est de la RDC

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Genève, Suisse, 21 septembre (Infosplusgabon) - Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (HCDH) a déclaré, vendredi, qu'il était alarmé par la recrudescence des actes de violence perpétrés contre des civils en Ituri et dans le Sud-Kivu, deux localités situées à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

 

Dans un communiqué, le porte-parole du Haut-Commissaire, Marta Hurtado, a déclaré que la violence était due à l'activité de groupes armés et à l'incapacité des forces de sécurité à mettre fin à la violence.

 

«Ces derniers mois, cela a entraîné un nombre croissant de violations graves des droits de l'Homme, avec des dizaines de villages incendiés et des milliers de personnes déplacées», a déclaré le responsable.

 

Selon le HCDH, les crises dans les deux provinces ne sont pas liées mais présentent des caractéristiques similaires. Les groupes armés, basés en grande partie sur l’appartenance ethnique et parfois en alliance avec d’autres groupes, attaquent les communautés principalement pour prendre le contrôle de la terre et des ressources.

 

Le 17 septembre, rappelle-t-on, 14 civils ont été brutalement tués et quatre autres blessés à Bukatsele, dans la province de l’Ituri. Parmi les victimes figurent 11 enfants âgés de 7 mois à 15 ans, qui ont tous été abattus puis décapités.

 

«Cette attaque contre des victimes appartenant à la communauté Hema aurait été perpétrée par un groupe armé Lendu. Le lendemain, 12 autres civils soit trois femmes et quatre enfants ont été tués dans trois endroits différents, notamment dans un camp de personnes déplacées. Les victimes étaient toutes des Hema », indique le communiqué.

 

Ces meurtres représentent l’une des dernières exactions sur une longue liste de massacres perpétrés dans les territoires de Djugu et de Mahagi, situés dans la province d'Ituri. Selon les données recueillies par le Bureau conjoint des droits de l'Homme des Nations Unies en RDC depuis le 1er juin, au moins 197 civils ont été tués en Ituri lors d'agressions qui auraient été perpétrées par des combattants Lendu. Toutes les victimes appartenaient aux communautés Hema ou Alur. Ce nombre n'inclut pas les victimes d'attaques de la semaine écoulée.

 

Au cours de la même période depuis le 1er juin, au moins 51 victimes de viol et d'autres formes de violences sexuelles ont été signalées en Ituri. La plupart des victimes ont été violées par un gang.

 

Selon certaines informations, au cours d'opérations militaires contre des combattants Lendu, les forces de sécurité ont tué au moins 17 civils Lendu dans le cadre d'assassinats extrajudiciaires de civils, en guise de représailles pour les actions de groupes armés. «C’est un motif de profonde préoccupation», a noté le HCDH.

 

Au Sud-Kivu, selon le Bureau des droits de l'Homme des Nations Unies, la situation est également alarmante. Plusieurs groupes armés associés à diverses communautés se battent et mènent des attaques contre des civils. En l'espace de six jours, du 8 au 14 septembre, au moins huit civils ont été tués dans la province.

 

Les vagues de violence successives ont entraîné des déplacements massifs. Selon OCHA, au moins 230.000 personnes ont été déplacées en Ituri depuis juin et 20.500 autres au Sud-Kivu. La grande majorité vit dans une situation humanitaire désastreuse.

 

En Ituri, une nouvelle tendance alarmante a été observée ces dernières semaines avec un nombre croissant d'agressions par des combattants Lendu visant des personnes déplacées.

 

«Les forces de défense et de sécurité ont jusqu'à présent été inefficaces dans la prévention ou pour mettre fin à la violence dans les deux provinces. Les progrès pour poursuivre en Justice les responsables des violations des droits de l'Homme sont lents. Dans la plupart des cas, en particulier dans le Sud-Kivu, la responsabilité pour les crimes graves commis contre des civils n’a toujours pas été établie», a souligné Hurtado.

 

«Nous nous félicitons de l'engagement pris par le président Félix Tshisekedi d'améliorer la situation des droits de l'Homme dans l'Est du pays et de son offre de dialogue avec les rebelles et appelons les autorités de la RDC à mettre en œuvre de toute urgence une stratégie de sécurité sérieuse pour résoudre les multiples crises et protéger les civils à l'est.

 

«Une telle stratégie doit bien entendu tenir pleinement compte du droit international des droits de l'Homme et veiller à ce que des communautés entières ne soient pas punies collectivement pour les actes de certains individus ou groupes».

 

En outre, le Bureau des droits de l'Homme des Nations Unies a invité le gouvernement à ne ménager aucun effort pour s'attaquer aux causes profondes des tensions inter-communautaires et de la violence qui règnent actuellement.

 

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/ABR/GABON2019

 

 

 

 

 

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