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Pour le ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui, “la conjoncture économique au premier semestre de cette année laisse supposer que la croissance réelle pourrait attreindre 2,6% contre 1,4% en 2004”.
“La baisse tendentielle de la part du pétrole dans la formation du PIB marchand au cours de la dernière décennie est réelle. Cette baisse en volume du secteur pétrolier se fait en faveur d’une augmentation corrélative de la part du secteur hors pétrole dans le PIB marchand qui est passée de 64,8% en 1997 à 73,2% en 2004”, a reconnu M. Toungui.
Le Gabon fait figure de mauvais élève par rapport à ses voisins du Tchad et de la Guinée Equatoriale lorsqu’on tient compte du taux de croissance démographiquen de l’épergne ou encore de la dette extérieure pour ne citer que ceux là, considère les économistes gabonais.
L’économie gabonaise se caractérise par un léger ralentissement après la reprise observée en 2003. La production pétrolière stagne tandis que les activités forestières ne cessent de réculer. Cependantt, du fait des cours très elévés du pétrole et de la bonne tenue des secteurs miniers, le pays a connu une croissance positive en 2004.
Comme depuis 5 ans, la production pétrolière est restée stable en 2004. ceci permet de ralentir le déclin de cette production, c’est essentielement le recours à des innovations technologiques, injection de gaz sous pression, notamment, qui autorisent la production des champs existants.
En outre, rappele-t-on, des compagnies pétrolières comme Perenco et Marathon poursuivent l’exploitation des gisements marginaux délaissés par Total Gabon et Shell Gabon.
Mercredi, le ministre des Mines, de l’Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, Richard Auguste Onouviet, avait présenté aux hommes d’affaires la cartographie minière du Gabon et la situation actuelle de sa production pétrolière.
Pour M. Onouviet, “même si le secteur pétrole a connu une chute considérable, la production passant de 1997 à 2002 de 18,4 millions de tonnes à 12,6 millions de tonnes, cela représente 77% de nos exportations totales, 45% du PIB et 56% des recettes budgétaires”.
Le ministre du Pétrole a rappelé que “grâce aux champs dits marginaux, la chute de la production pétrolière a été stabilisée à environ 13,6 millions de tonnes. Et les prévisions pour l’année 2005 confirment cette tendance”.
Le secteur minier, quant à lui, représente à peine 2,5 à 3,5% du PIB et constituera dans les mois à venir un secteur qui prendra de l’ampleur pour relancer l’économie du pays.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’économie gabonaise devrait connaître une croissane plus rapide en 2005 qu’en 2004 (+ 2%).
FIN/IPG/AT/LG/2005
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