Et pendant ce temps, les revenus n’ont pas augmenté. Mais c’est aussi le cas de la France, dont la dette publique par personne est passée de 1680 euros en 1980 à 17 000 euros en 2003 !
Alors que 18 pays africains viennent de voir leur dette entièrement annulée par le G8, pratiquement tous les pays vivent au-dessus de leurs moyens. Et les pays riches ne sont pas les derniers à dépenser...
Du Malawi à la Suisse en passant par le Canada et la Tunisie, presque tous les pays, riches ou pauvres, sont lourdement endettés. Y compris la France, 31ème au palmarès avec une dette de plus de 1000 milliards d’euros, soit 68,8% des ressources produites chaque année par le pays. Chaque année, il faut payer 47 milliards d’euros d’intérêts, soit l’équivalent de 89% de l’impôt sur le revenu !
Pour autant, l’endettement massif de tous ces pays n’est pas si dramatique. En effet, contrairement à un individu, l’Etat a une durée de vie infinie. Il peut ainsi continuer à emprunter pour financer sa dette et les remboursements de ses intérêts. Le problème, c’est que ceux (banques, investisseurs...) qui achètent les titres de l’Etat ont un revenu à peu près fixe.
Les investisseurs continuent cependant de faire confiance aux pays riches, car ils ont une économie forte et une monnaie stable. Ainsi, les Etats-Unis peuvent se permettre de cumuler une dette de plus de 3 000 milliards de dollars. Les asiatiques et les chinois continuent par exemple d’acheter massivement des bons du trésor US.
Selon les statistiques américaines, la Chine en détiendrait pour 174 milliards de dollars. Il est certain, en revanche, que le Malawi n’arrivera jamais à rembourser ses 3,026 milliards de dollars de dette, malgré les 377 millions d’aides que le pays reçoit chaque année...Il existe toutefois des bons élèves : la Norvège est par exemple un pays créditeur.
L’Afrique du Sud, première puissance économique en Afrique en 2005
Les données africaines relatives au PIB par pays fait l’objet, à la fin du mois d’octobre de chaque année, d’une publication spécifique de la Banque mondiale.
Dans un rapport de 160 pages « African Development indicators 2006 », on retrouve tous les indicateurs de développement : PIB, croissance, balance des paiements et commerce extérieur.
Pour le PIB, l’Afrique affiche une moyenne de 4,2%, soit moins que l’Asie de l’Est (8,3%) et plus que la moyenne mondiale (2,8%). L’Afrique du Sud est la première puissance économique en Afrique en 2005, et occupe le 27ème rang mondial devant la Grèce.
Grâce au pétrole, l’Algérie est à la 2ème place, suivie du Nigeria, autre pays pétrolier, reléguant à la 4ème position l’Egypte, qui a perdu 2 places, et dont le PIB n’a évolué que de 48% en 10 ans, entre 1995 et 2005, contre 253% pour le Nigeria et +148% pour l’Algérie.
La Tunisie talonne le Maroc et la Libye, et dispose d’un PIB analogue à des pays pétroliers, dont l’Angola et le Soudan, et loin devant des pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Ile Maurice ou la Mauritanie.
Sao Tomé et Principe occupe la dernière place en Afrique et dans le monde.
FIN/IPG/PJG/2006
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