M. Gregory Simpkins, porte-parole de la coalition de la société civile américaine pour les échanges et les investissements en Afrique, a donné un avant-goût de cette réunion dans une interview qu’il a accordée le 22 juillet à America.gov.
Si les Africains doivent faire plus dans le domaine des réformes et pour rendre leur environnement commercial plus accueillant et accroître les échanges entre les États-Unis et l’Afrique, a-t-il déclaré, les Américains peuvent aussi faire beaucoup.
« Nous devons donner une formation plus poussée aux groupes de producteurs sur les règlements sanitaires et phytosanitaires américains » et travailler avec les gouvernements africains à faciliter l’expansion du commerce dans le cadre de l’AGOA.
Il a rappelé que, tant en Afrique qu’aux États-Unis, les branches législative et exécutive du gouvernement contribuent sensiblement à créer les conditions requises pour l’amélioration des échanges. Des deux côtés de l’Atlantique, une coopération plus étroite doit s’imposer entre le gouvernement, les milieux des affaires et la société civile.
M. Simpkins a défini la société civile comme un ensemble de groupe ou d’organisations en dehors du gouvernement et du milieu commercial : chambres de commerce, syndicats, organisations non gouvernementales, groupes de pression, groupes religieux, groupes de recherche sur les politiques, journalistes et universitaires.
Comparant l’AGOA à une partie de football, il a expliqué : » les gouvernements des deux côtés définissent les règles et ils les font aussi appliquer comme des arbitres. Les joueurs, évidemment, sont les entreprises commerciales. La société civile des deux côtés joue le rôle de commentateur. (...) Nous [la société civile] sommes les analystes qui expliquent ce qui est arrivé et pourquoi c’est arrivé et peut-être ce qui devrait arriver, parce que nous sommes neutres ».
La société civile a des atouts importants qu’elle peut partager avec les gouvernements et les milieux des affaires. Et M. Simpkins a rappelé que la société civile comprend des groupes de recherche sur les politiques qui peuvent offrir des informations que les gouvernements et les milieux des affaires n’ont pas et des groupes de pression qui peuvent demander des réformes.
La rencontre de deux jours pour la société civile précède le forum ministériel de l’AGOA qui s’ouvrira le 2 août. M. Ayoma Matunga de la SODNET, organisation non gouvernementale kenyane, et M. Erastus Mwencha, président adjoint de l’Union africaine, sont au nombre des conférenciers attendus.
Les échanges agricoles dans le cadre de l’AGAO, l’infrastructure, les chaînes d’approvisionnement et l’intégration régionale, les textiles et le renforcement des capacités commerciales figureront parmi les sujets qui seront examinés.
Selon M. Simpkins, les échanges entre les États-Unis et l’Afrique doivent faire l’objet d’une coopération accrue entre le gouvernement, le milieu commercial et la société civile. Il travaillait au Congrès lorsque l’AGOA avait été ratifiée le 18 mai 2000 et il se souvient qu’il était dans l’intention de la loi de bénéficier aux petites et moyennes entreprises.
« À dire vrai, l’idée ne nous était même pas venue que le pétrole allait dominer tellement l’AGOA », a-t-il précisé. Les petites et moyennes entreprises des deux côtés de l’Atlantique ne tirent pas toutes les profits importants que l’AGOA devait leur offrir. Le pétrole, qui représente la plus grande partie du commerce de l’AGOA, ne crée pas autant d’emplois que les petites et moyennes entreprises. Ces dernières sont, partout dans le monde, le moteur de la création d’emplois, a déclaré M. Simpkins.(Source Service de presse de l’ambassade des Etats-Unis à Libreville).
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