Depuis plusieurs années, la pauvreté aidant, les consommateurs gabonais assistent à la recrudescence des produits non certifiés dans les divers marchés de la capitale. Il s’agit, entre autres, des produits de toilettes constitués par des pâtes dentifrices, papiers hygiéniques et des produits d’entretien dont la plupart viennent du Nigeria.
Mal entreposés et généralement au soleil, ces produits sont issus de la contrefaçon avec des imitations des produits de plusieurs firmes pharmaceutiques connues.
Les médicaments contrefaits sont de qualité inférieure et étiquetés frauduleusement pour en dissimuler la nature ou la source, souligne la Commission économique pour l’Afrique (CEA) qui précise que la contrefaçon peut concerner aussi bien des produits de marque que des produits génériques.
Dans les pays plus riches, la contrefaçon concerne le plus souvent des médicaments coûteux tels que les hormones, les corticoïdes et les antihistaminiques. Dans les pays en développement, les médicaments qui font le plus souvent l’objet de contrefaçons sont ceux qu’on utilise contre des affections potentiellement mortelles comme le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA.
Les recettes mondiales de la vente des médicaments contrefaits et de qualité inférieure atteignent plus de US $32 milliards par an.
Le commerce de ces médicaments affecte davantage les pays où le contrôle et l’application de la réglementation pharmaceutique sont moins stricts, où l’approvisionnement en médicaments de base est insuffisant et/ou irrégulier, où les marchés ne sont pas réglementés et les prix ne sont pas abordables.
Toutefois, l’un des produits le plus contrefait aujourd’hui est le Viagra, qui est largement vendu par l’Internet dans les pays industrialisés, rapporte la CEA.
En 2002, GlaxoSmithKline a découvert aux Etats-Unis des flacons suspects supposés contenir 60 comprimés de Combivir (lamivudine plus zidovudine) et qui contenaient en fait un autre médicament, le Ziagen (abacavir).
La société a pu déterminer que des étiquettes contrefaites de comprimés de Combivir ont été placées sur deux flacons de Ziagen, les étiquettes sur deux autres flacons étant suspectes.
Les deux médicaments sont utilisés dans le cadre d’associations médicamenteuses contre l’infection à VIH et peuvent provoquer des réactions d’hypersensibilité potentiellement mortelles chez des patients qui prennent d’autres médicaments.
FIN/IPG/AAS/2008
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