Sur 1 000 accouchements, cinq donneraient naissance à un mort-né dans un pays comme les Etats-Unis. Un chiffre qui grimpe à 32 en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.
La seule lueur d’espoir nous vient d’Egypte, avec une baisse évidente du nombre des enfants morts-nés. Celle-ci serait directement liée à la chute du taux de mortalité maternelle sur les bords du Nil : 84 pour 100 000 naissances vivantes en l’an 2000, contre 174 pour 100 000 en 1992.
Des chercheurs de l’université de Baltimore aux Etats-Unis, sont parvenus à ce constat après avoir compilé des données de 103 pays. De simples estimations et non des relevés exacts, la différence est importante.
Comme le soulignent les auteurs, il n’existe pas à ce jour de comptabilisation systématique des morts-nés dans le monde. En effet, un mort-né est perçu dans la plupart des pays comme le résultat d’un avortement naturel.
Il n’est donc pas inscrit à l’état civil. Bref, il n’existe pas légalement.
FIN/IPG/NGH/2008
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